63 Dans Vie quotidienne

Je ne sais pas ce que je veux faire « quand je serai grande »

Quand j’étais petite, je voulais être archéologue ou vétérinaire. Mais je détestais l’école, alors j’étais mal plutôt mal barrée…

Aujourd’hui, à bientôt 30 ans, je ne sais toujours pas ce que je veux faire dans la vie. Pour essayer de comprendre, j’ai fait une rétrospective de mon parcours professionnel. Peut-être que ça m’aidera à savoir pourquoi je me sens perdue aujourd’hui… et je me dis que je ne suis sûrement pas la seule à se chercher.

Ma première expérience professionnelle est ratée. A 14 ans, je teste le métier de droguiste pendant 1 semaine. Je dois préparer des mélanges de plantes et j’éternue toute la journée. Je travaille trop vite et il y a trop de moments creux où je me demande ce que je fais là. J’en veux plus, je veux tout savoir, je veux qu’on m’apprenne tout, tout de suite. Je pose trop de questions, tout le temps. Mais rien, on ne me donne rien à faire à part ces mélanges auxquels je suis sûrement allergique. J’en déduis que ce job n’est pas fait pour moi…

Pendant mes études, je fais des petits jobs d’été, des nettoyages principalement et je donne des cours d’appui à des enfants pas sages. Je suis aussi caissière dans un festival BD (peut-être le seul job que j’ai un peu aimé dans ma vie parce que je pouvais lire toutes les BD que je voulais).

J’ai fait des stages aussi, 3 au total.

Mon premier stage se déroule au sein d’une administration scolaire. J’ai 2 collègues: Y. dite Le colonel (ça en dit long sur sa réputation..) qui prend un malin plaisir à me rabaisser et à me faire des remarques, et L. avec qui je m’entends très bien. Le job est rébarbatif et on me donne peu de choses à faire.

Un jour, L. s’en va, au milieu de mon stage. Je me retrouve seule avec Y., complètement dépassée et au bord de la crise de nerfs. Je fais tout mon possible pour l’aider, j’aligne les dossiers plus vite que mon ombre et je fais bien plus que ce qu’on me demande. Et soudain, la petite stagiaire s’avère très utile aux yeux d’Y., voir même indispensable. Je ne sais pas comment j’ai tenu un an à supporter ses sautes d’humeur, mais à la fin, j’étais, je cite: la meilleure stagiaire qu’elle n’ait jamais eu

Pour mon 2ème stage, dans un grand Tour operator dont je ne citerai pas le nom, je passe mes journées au téléphone. Au début, c’était compliqué donc intéressant. Il fallait faire 1 mois de formation théorique + 2 mois de formation pratique pour pouvoir être à l’aise et connaître 90% du travail. Je ne serai jamais à l’aise, loin de là. Non pas parce que je n’y arrive pas (on me félicite même pour mon travail), mais parce que ça va à l’encontre de ce que je suis. Je n’aime pas le contact continuel avec les gens, surtout par téléphone. Je ne peux pas voir ce qu’ils ressentent et donc il y a un risque pour que j’interprète mal ce qu’on me demande de faire…

C’est là que mes ennuis de santé commencent. J’ai tout le temps mal au ventre. Tous les matins, je dois me faire violence pour aller travailler. J’y vais, mais à reculons…

Et puis, comme prévu, je peux enfin changer de secteur après quelques mois. Je me surprends à aimer la comptabilité. Le travail est ennuyeux à souhait, mais rien ne pourrait être pire que le call-center de toute façon. J’admire les gens qui ont le courage de travailler dans un call-center.

Je finis ce stage complètement dégoûtée du monde du tourisme.

Après mes études, je n’ai qu’une idée en tête: partir approfondir mon anglais. Je prends n’importe quel job pour financer mon année en Irlande.

On me propose un stage de 4 mois dans le marketing, juste avant mon départ. Je suis bien payée… pour ne rien faire. Tous les jours, je supplie ma collègue V. de me donner plus de travail. Photocopies & photocopies. J’écris mon blog pendant les heures creuses. Le directeur, la porte à côté, est au bord du gouffre. Il surgit dans le bureau et me dit qu’il veut sauter par la fenêtre… A la fin du stage, V. finit par me donner des pubs, des photos publicitaires et des affiches à faire. Je me sens enfin un peu utile.

2009. C’est Noël et je travaille comme Xmas temp (temporaire de Noël) à Dublin dans un grand magasin sur Henry Street. Je plie des vêtements, je range des décos de Noël, mes collègues m’apprennent des bad words et des irish jokes, tout en rangeant les rayons. Quand tu n’es pas là, on voit la différence… Je range bien, à ce qu’il paraît. Normal, je suis maniaque du rangement. Mes collègues me conseillent même de ralentir le rythme, de ranger moins vite… En Suisse, les Irlandais se feraient virer après 1 jour pour manque d’efficacité, sorry guys.

Pendant ce temps-là, devant le magasin, tous les soirs, des gens dorment par terre dans la rue et personne ne les voit. Ca me rend malade et si je pouvais, je les installerai dans le magasin, dans les lits d’exposition inutilisés par exemple.

Je suis rangeuse professionnelle la journée et la nuit, je suis créatrice de bijoux et accessoires pour Zygomatics (ma boutique etsy). Je fais mon premier marché créateur et c’est la première fois que je suis fière de quelque chose.

Et puis, c’est la crise financière en Irlande et je finis par rentrer en Suisse, le coeur gros. Je travaille à nouveau dans un magasin. Je suis vendeuse et je m’ennuie grave. Je n’apprends rien. Je commence à 6h30, le magasin est vide (seul point positif) et je rêvasse en alignant les produits. Je m’amuse à lire les descriptions de produits en toutes les langues (un de mes passe-temps préféré, surtout sous la douche).

Le dernier job en date: je suis secrétaire dans une école. Quand j’arrive, on me dit que je suis un petit rayon de soleil. Je pars après presque 3 ans complètement éteinte. Je m’auto-censure aux séances, je ne me rebelle plus, je ne partage plus mes idées parce que j’ai bien compris que ça ne servait à rien. Je fais tout ce qu’on me dit et plus encore, docilement, sans jamais me plaindre. Je suis prise dans une spirale. Jamais assez. Toujours plus. J’ai 3’000 choses à faire, mais je m’ennuie à mourir. Il n’y a que C. et J. qui voient que ça ne va pas. Tu n’es pas à ta place. Trop qualifiée. Je veux leur prouver le contraire. Me prouver le contraire. Je veux rentrer dans le moule à tout prix. J’essaie de réfléchir comme si je n’étais pas moi, comme un pantin. Et puis, je sombre. Un élément déclenchant et c’est le burn-out suivi d’une dépression.

ecardjog

2013. Je reprends une formation de Webdesigner pour me reconstruire. Je réussis mon diplôme et aujourd’hui, je dois trouver un travail. Et je doute. J’ai peur que ma passion pour le Webdesign ne se transforme en contrainte ou lassitude au bout d’un moment.

Au fond, je sais pourquoi je ne trouve pas ma voie. Parce que je ne sais pas exactement ce que je veux. Je ne l’ai jamais su et peut-être que je ne le saurai jamais d’ailleurs.

Mais je sais ce que je ne veux plus ou pas, même si cela peut paraître utopiste, j’ai envie de le partager avec vous. Peut-être que quelqu’un pourra me donner une piste, qui sait?

1) Pas (trop) de routine

Je suis anti métro-boulot-dodo. J’ai du mal à accepter de n’avoir que 10% de loisirs quand la société le décide, donc après 18h et le week-end. Pourquoi ne pas respecter nos rythmes ? Je suis presque inutile le matin moi par exemple, par contre le soir, je suis très productive et je peux déplacer des montagnes. A quand des horaires adaptés aux rythmes des gens? Et pourquoi je devrais manger à 12h alors que je n’ai pas faim?

2) Apprendre, toujours apprendre.

Je ne veux plus mourir d’ennui. Ennui est synonyme de mort. Je veux apprendre tous les jours. Je veux découvrir, chercher, améliorer. Je veux pouvoir partager mes idées librement et je cherche un job où il y a possibilité d’évoluer.

3) Se sentir utile à la fin de la journée

J’en ai marre de me sentir inutile. Je voudrais finir ma journée en me disant que ce que j’ai fait a servi à quelque chose, aussi infime que ce soit. Mais comment se sentir utile, quand on sait que de gens crèvent de faim partout dans le monde?

4) Un job créatif

Tous ces jobs cités précédemment tuaient ma créativité. Si je ne créé pas, je me meurs. C’est vital pour moi, il faut absolument que mon job soit créatif.

5) L’argent ne m’intéresse pas

Je sais, il en faut pour remplir le frigo, payer ses factures, pouvoir partir en vacances. Mais je m’en fiche de l’argent. Pour moi, l’argent n’est pas une priorité. Ce n’est pas l’argent qui rend heureux. On travaille pour acheter, acheter et encore acheter. Pour faire vivre cette société de consommation qui me dépasse et à laquelle je n’arrive malheureusement pas à échapper… On inculque à nos enfants que plus on possède, plus on est heureux. C’est le contraire, réveillons-nous, ouvrons les yeux! c’est quand on possède le moins, quand on arrive à se dépouiller du superflu, qu’on est le plus heureux. Demandez aux moines bouddhistes.

6) Travailler avec des gens ouverts d’esprit

Des chefs qui font la sourde-oreille et qui font semblant que tout va bien, alors que tout va de travers, je n’en veux plus. Je voudrais travailler avec des gens ouverts d’esprit. Des gens qui aiment la nouveauté et qui n’hésitent pas à se remettre en question de temps à autre.

Voilà, si on mixe tout ça, qu’est-ce qu’on obtient? Je ne sais pas trop. Plusieurs jobs en même temps peut-être?

Une partie de moi voudrait être indépendante, mais j’ai peur. Il faut être bien entourée et/ou avoir confiance en soi.

J’en ai marre d’être exploitée, de faire des jobs sous-qualifiés, de me sentir inutile. J’envie mes grands-parents qui n’avaient pas le choix et ne se posaient pas de questions. J’admire les gens qui ont un job et un seul dans toute leur vie. Moi j’en mourrai à petit feu. Rien que la perspective de n’avoir qu’une seule occupation m’angoisse…

stevejobsquote

Aujourd’hui, j’hésite entre 3 solutions:

  • Prendre un job alimentaire synonyme d’ennui et faire mes passions à côté jusqu’à ce que je trouve autre chose qui me plaise et me corresponde, en prenant le risque que cela n’arrive jamais… C’est ce que j’ai fait jusqu’à maintenant.
  • Travailler dans le Webdesign en agence et risquer d’être dégoûtée après 1-2 ans. Puis changer de passion et recommencer.
  • Tout plaquer pour partir travailler dans l’humanitaire à l’étranger, mais je ne sais pas si je tiendrai émotionnellement.

Et vous, vous faites quoi dans la vie? Vous avez trouvé votre voie ou vous cherchez encore? Vous vouliez faire quoi quand vous étiez petit(e)?

Crédits photos // Wallpaper Sad Cute girlSteve Jobs quote

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63 commentaires

  • Répondre
    Une Renneizh
    8 juillet 2014 20:01 at 20 h 01 min

    hmm…j’hésite entre plusieurs trucs sans être sûrs de ceux-là: prof d’anglais ou espagnol, ou de fle ou orthophoniste ça laisse le choix mais bon je n’ai que 17 ans… Bonne chance dans ta quête d’orientation ! 🙂

    • Répondre
      Zygomatics
      8 juillet 2014 21:03 at 21 h 03 min

      Prof d’anglais, ça c’est un job que j’aurais toujours voulu faire aussi XD Il a tellement de possibilités de formation aujourd’hui qu’on s’y perd parfois! Surtout prends ton temps pour choisir 😉 Bonne route à toi aussi, bisous <3

  • Répondre
    woodybeauty
    8 juillet 2014 20:21 at 20 h 21 min

    Un très bel article, bien écrit, on ressent ton désarroi. J’ai connu et je connais encore un peu ce que tu ressens. J’avais un CDI, un salaire pas mirobolant mais qui payait les factures mais je me faisais chier, ya pas d’autres mots. Au bout de 4 ans, j’ai tout plaqué pour créer ma boîte. J’ai tenue 1 an 1/2 mais je ne gagnais pas assez pour en vivre, je me privais de beaucoup de choses (sorties etc), j’avais l’impression de passer à côté de ma vie et finalement le job ne me plaisait pas tant que ça. J’ai donc arrêté, case chômage et j’ai réalisé un de mes rêves: partir à NY. Juste 10 jours mais enfin je vivais. Bon après ça, j’ai fais des boulots nazes notamment un pendant un an mais où j’avais plein de collègues avec qui on se marrait bien. Maintenant j’ai eu un bébé, j’ai un boulot tranquille, pas des plus palpitants pour le moment mais qui évoluera dans le temps, je le sais. Je pense que moi aussi je ne saurai jamais ce que j’ai vraiment envie de faire alors en attendant ce jour, j’essaie de profiter de la vie, de pas me prendre la tête. Je pense que tu devrais opter pour l’option 2, rien ne te dit que tu seras dégoutée du métier au bout de quelques années. Je suppose qu’il doit y avoir régulièrement de nouveaux challenges, pourquoi pas à l’étranger par exemple. Et il peut s’en passer des choses en 2 ans, crois moi! Je m’étais toujours dit, une fois que je serai allée à NY, je fais un bébé. Et c’est ce que j’ai fait, en moins de 2 ans 🙂

    Bon courage en tout cas!

    xx

    • Répondre
      Zygomatics
      9 juillet 2014 14:38 at 14 h 38 min

      Merci beaucoup pour ton commentaire. C’est ça justement qui me fait peur si je me lance en indépendante… de ne jamais réussir à en vivre. Et je crois que peu de gens arrivent à vivre de leur activité d’indépendant.

      Bravo pour ton voyage à New York, c’est un beau rêve que tu as pu réaliser. Et félicitations pour ton bébé aussi. Etre maman, c’est le job le plus difficile au monde 😉

      C’est ce que je vais faire, opter pour l’option 2 je pense. Merci <3

  • Répondre
    Ellana
    8 juillet 2014 20:37 at 20 h 37 min

    Mince, je ne peux que te comprendre ! Après une scolarité désastreuse (enfin, pas tant que ça, c’est juste qu’en France, on apprend rien aux élèves) et avoir faillit finir prof (métro-boulot-dodo, et à vie !), j’ai tout plaqué. J’ai fait un bilan de compétences, et je me suis recentrée.
    Comme toi, je ne trouve pas de job qui me corresponde. Alors, je suis en train de me le créer. Je compte ouvrir un salon de thé créatif, un endroit de partage, plein de beaux livres et de tissus, où on viendrai partager nos astuces, trouver un peu de compagnie … Rien n’est encore fait, mais je me fais aider, et l’ouverture est prévue courant 2015 sur Lyon. Autant dire que j’ai hâte !

    (et pour répondre à ta question, j’ai voulu être véot, pas assez bonne à l’école, puis illustratrice, pas assez bonne tout court, puis prof d’art plastique par défaut, mais la fac m’a saoulé, puis instit’, mais la formation est nulle -pour résumer, on apprends à passer un concours et pas à gérer une classe de 30 enfants !-, bref, on en est tous là aujourd’hui je crois. et puis, je sais pas toi, mais contrairement à il y a 50 ans, je ne me vois pas du tout faire la même chose toute ma vie !)

    • Répondre
      Zygomatics
      9 juillet 2014 14:47 at 14 h 47 min

      Un bilan de compétences aussi, c’est une excellente idée! Je devrais aussi en faire un.

      Tu as bien raison de te lancer et d’ouvrir un salon de thé créatif. Je te suis depuis maintenant quelques temps (années?), et je trouve que cela te correspond très bien puisque que ce beau projet réunit plusieurs de tes passions. Quand tu ouvriras, je veux trop venir te voir à Lyon!

      As-tu toujours un blog? car quand je clique sur ta photo de profil, je tombe sur un lien mort…

      Pareil, moi aussi je ne me vois pas faire le même job toute ma vie.

      Merci beaucoup pour ton commentaire et bonne suite pour tes projets 😉 Bisous

      • Répondre
        Ellana
        10 juillet 2014 5:42 at 5 h 42 min

        Oui, le bilan de compétence, on m’a pas mal aider pour y arriver (car ça coûte cher, mais vu que j’étais sans emploi et jeune, j’ai réussi à bidouiller), et ça m’a aidé à y voir plus clair, à déterminer mes compétences, et ce que je pouvais en faire !
        Je t’accueillerai avec plaisir à Lyon ! (en plus, mon appartement est grand, il y a même de la place pour un dodo haha !)

        J’ai toujours un blog oui, j’y suis de moins en moins, mais je suis en train de me faire faire un site tout beau tout neuf qui réunit blog et boutique ! Pour le moment, c’est à cette adresse : http://amelieelleaima.wordpress.com

        Merci à toi, ça me fait très plaisir ce que tu me dis, et bon courage !

  • Répondre
    Serena
    8 juillet 2014 20:50 at 20 h 50 min

    Ton article me touche, sans doute parce que je m’y reconnais un peu. As-tu pensé à travailler dans une association ? Il y a tant de gens à aider, sur bien des plans ! Les aider à mieux parler le français, les aider dans leur démarche, leur trouver un foyer où dormir la nuit, les aider à reprendre confiance en eux et à trouver du boulot, etc. Je te souhaite de trouver ta vocation !

    • Répondre
      Zygomatics
      9 juillet 2014 15:03 at 15 h 03 min

      Oui j’y bien sûr pensé, j’ai participé à quelques petits projets et dès que je reçois des $$$ à Noël ou à mon anniversaire, je soutiens toujours plusieurs causes en faveur des animaux.

      Mais effectivement, je voudrais faire plus. Je vais me renseigner et voir si je peux aider.

      Merci pour ton message 🙂

  • Répondre
    Meline Line
    8 juillet 2014 22:49 at 22 h 49 min

    C’est à la fois rassurant et attristant de voir que je me reconnaît dans toutes les lignes de ton article.. Rassurant parce qu’à 25 ans, toutes mes copines de lycée ont toutes trouvé leur voie, sauf moi, et je me sentais un peu la survivante sur une île déserte. Et attristant parce que je me rend compte que finalement, je ne suis pas la seule survivante dont le canot de sauvetage prend l’eau…. J’ai longtemps cherché (en vain!) l’activité qui me passionne au point d’en faire mon métier sans m’en lasser. J’ai fait une mise à niveau arts appliqués à la fin de laquelle on m’a donné le choix entre 3 BTS artistiques. Malheureusement la sélection est rude et je n’ai pas été reçue. J’ai donc bifurqué un an dans tout autre chose qui n’a pas abouti non plus. J’ai songé me lancer dans un CAP pâtisserie mais reprendre mon cursus à 0 m’a plus effrayée que motivée. Et finalement j’ai postulé en bts, j’ai été admise, j’ai passé deux années difficile mais avec un diplôme à la clé. Mais bien sûr un diplôme qui ne permet pas de trouver un travail au sortir de l’école. J’ai du trouver une nouvelle formation, une entreprise qui accepterai de me prendre en stage pendant un an. Finalement cette expérience c’est très mal passée. J’étais contente que mon stage se termine mais j’ai mis plus de 6 mois avant de trouver une entreprise qui se contente de ma maigre expérience. Et après un an et 4 mois en tant que graphiste print en agence, j’ai de nouveau jeté l’éponge. Aujourd’hui je retrouve mes vieux amis les Doutes. Est ce que je continue à pratiquer ce métier qui, de toute évidence, n’est pas en adéquation avec mon caractère, ou bien est ce que je reprend de nouveau tout à 0 ? Je n’ai pas encore réussi à trouver réponse à cette intéressante question. Mais j’en ai par contre trouvé la cause : avant, on apprenait un métier à l’école. Faire un cursus en tant qu’apprenti était valorisant et professionnalisant. Aujourd’hui au lycée, on nous laisse nous débrouiller pour démêler le bordel des poursuite d’étude qu’on nous propose, en nous jetant presque dans la fosse aux lions. Que ceux qui ont le meilleur piston pour trouver de bons stages gagnent ! Je trouve ça triste et presque démoralisant… J’espère que tu auras eu le courage de venir à bout de mon commentaire/roman. Je concilierai en te disant que la clé de nos interrogations respective est sûrement quelque part, et j’espère qu’un jour nous aurons le déclic et que nous trouverons notre voie. Ou tout au moins un travail qui ne nous tue pas à petit feu. Courage.

    • Répondre
      Ophélie
      9 juillet 2014 12:38 at 12 h 38 min

      Je suis moi aussi graphiste, et il me semble que ce n’est pas ma voie non plus… Tellement dur de se faire comprendre par l’entourage, et comme toi je ne sais pas quoi faire d’autre…

      • Répondre
        Zygomatics
        9 juillet 2014 15:20 at 15 h 20 min

        As-tu essayé de faire un bilan de compétences? peut-être que cela pourrait t’aider?

    • Répondre
      Zygomatics
      9 juillet 2014 15:16 at 15 h 16 min

      Merci beaucoup Meline d’avoir partagé ton expérience ici 🙂 Et oui, j’ai lu tout ton commentaire du début à la fin.

      Je me sens comme toi, un peu comme un mouton noir, celle qui fait tout différemment… vis-à-vis de ceux qui ont trouvé un job qui leur convient et ne se posent pas de questions.

      Si tu sens que le canot coule vraiment, n’hésite pas à demander de l’aide, à un coach professionnel, conseiller en orientation (je ne sais pas si vous avez ce service en France, j’imagine que oui?) ou un psy par exemple. C’est ce que je fais moi et ça m’aide beaucoup, mais c’est un long travail de remise en question, de Doutes (saloperie de doutes) et de travail sur soi.

      Ce qui est dur aussi, ce sont ces expériences qui se passent mal comme le stage dont tu parles. On en sort fragile et démotivée, voir carrément malade. J’ai mis un an à me remettre de ma dernière expérience, et j’ai toujours des séquelles…

      Je te souhaite tout le meilleur aussi dans ta quête d’un job qui te plaît. Bisous!

  • Répondre
    Gloewen
    9 juillet 2014 7:16 at 7 h 16 min

    La vaaache! Je me reconnais dans tes mots!!
    Courage!!!
    Lance-toi dans ce que tu veux même si c’est pour changer dans quelques temps!! C’est pas grave!!!
    La vie va avancer de toutes façons et autant qu’il y ait de jolis moments dedans!!!

    • Répondre
      Zygomatics
      9 juillet 2014 15:22 at 15 h 22 min

      Ca me fait chaud au coeur que tu te reconnaisses dans mes mots. Je me sens un peu moins seule du coup 😉
      Merci pour ton message et bonne route à toi!

  • Répondre
    Madame chat
    9 juillet 2014 7:56 at 7 h 56 min

    J’ai l’impression que j’aurais pu écrire cet article….
    Tu n’es pas la seule à qui ça arrive …
    Je n’ai jamais vraiment su ce que j’allais « faire plus tard » très bonne à l’école mais ennuis tout les jours de la primaire au lycée / « phobie scolaire » (on ne savais pas trop ce que c’était à l’époque) changement d’établissement récurrents pour des raisons de santé (pulmonaires) qui on fini par faire que j’ai continuer ma scolarité par correspondance….. Après quelques années,remise en question et regain de motivation plus la possibilité d’aller dans le sud de la France (pour un certain monsieur qui ne le savais pas encore ;)) j’ai débuter une alternance dans une « grande maison de crédit » où j’ai passé 3 ans.
    Première année super , 2 ème année l’ennui reviens et début de la télécommunication (pas du tout pour moi nan plus) , 3 ème année cauchemardesque changement d’équipe, manager horrible qui m’as prise comme bouc émissaire, discrimination…. le stress et le mal-être font resurgir mes soucis de santé , tout à fait que j’ai décider de quitter cette alternance avec perte et fracas avant que la dépression ne s’installe complétement (il me restait un an …)
    Aujourd’hui après être passer par la case chômage pour me remettre, des projets se dessinent une ocass d’ouvrir ma propre entreprise (mon goût aussi pour la créativité fait qu’il faut toujours que je crée sinon l’ennui se pointe) dans l’année à venir, je ne sais pas si ça va marcher mais au moins j’essayerais de vivre d’une passion que j’avais trop longtemps enfoui en moi au point de presque l’oublier.
    Après tout on n’as qu’une vie autant la vivre au maximum 😉

    • Répondre
      Zygomatics
      9 juillet 2014 15:47 at 15 h 47 min

      Merci beaucoup Madame chat pour ton commentaire 🙂

      Je me reconnais dans ton message, car je souffrais aussi de phobie scolaire et j’étais tout le temps malade pour échapper à la torture de rester assise sur les bancs de l’école 8h par jour, alors qu’on pouvait jouer dehors et s’amuser tout en apprenant…

      Je t’encourage à créer ton entreprise. C’est un risque à prendre mais si tu ne le prends pas, tu ne sauras jamais si ça marche ou pas. En plus, je crois qu’en France les créateurs peuvent demander des aides pour se lancer (ce qui n’est absolument pas le cas en Suisse).

      Bonne chance <3

      • Répondre
        Madame chat
        10 juillet 2014 19:46 at 19 h 46 min

        Le pire avec la phobie scolaire c’est que même en grandissant ça ne disparait pas forcement… le fait de ne pas faire quelque chose qu’on aime et la peur de se faire juger joue pas mal aussi…

        Pour mon entreprise oui je pense avoir trouvé ce qui me plaît et c’est en cours de réalisation 🙂 Je pense pouvoir m’épanouir dans quelque chose qui me plaît et comme tu dis le faire à mon rythme ( je bosse mieux moi aussi le soir venu).
        Les aides en France, je ne sais pas encore trop bien comment ça marche je n’en suis pas encore là dans mon projet, mais quelques micros économies vont sans doute me permettre de commencer et de voir si ça marche 🙂

        Merci et bonne chance à toi aussi 😉

  • Répondre
    Maïko
    9 juillet 2014 9:10 at 9 h 10 min

    Je n’ai pas du tout le même parcours que toi mais à l’aube de mes 30 ans j’ai les mêmes interrogations. A la différence que mon objectif premier est de travailler avec comme outil de travail la langue des signes. Mais ça reste encore compliquer de se faire une place dans ce milieu.
    J’ai réalisé une partie du chemin depuis la fin de l’année dernière mais l’avenir reste incertain.
    Alors en attendant mieux il va bien falloir vivre..mais je ne suis pas certaine d’arriver à me plier aux exigences du monde du travail actuel dans lequel on passe plus de temps à écraser les gens qu’à les mettre en confiance pour qu’ils soient plus productifs.
    Du coup, j’ai plus de facilités à m’investir bénévolement car dans ce domaine-là on ne te demande pas de rentrer dans un moule, on te prend comme tu es et si tu as envie d’essayer des choses tu peux.

    • Répondre
      Zygomatics
      9 juillet 2014 15:55 at 15 h 55 min

      Je crois que nous sommes en pleine crise de la trentaine en fait…

      Ton projet de travailler en utilisant la langue des signes est génial ! J’ai toujours voulu apprendre la langue des signes, c’est dans ma Bucket list depuis très longtemps.

      Moi non plus, je ne comprends pas ce management toxique et je pense qu’on va droit dans le mur en fermant les yeux sur ces pratiques à la noix…

      C’est ce que je vais faire, du bénévolat. Je viens d’écrire un e-mail à une association locale pour proposer mon aide.

      Courage pour la suite 😉

  • Répondre
    Chen
    9 juillet 2014 11:05 at 11 h 05 min

    Ton article me parle beaucoup. J’ai 29 ans, un poste en CDI qui me donne envie de vomir, dans lequel je me sens malmenée et je rentre chez moi chaque soir en me disant que stop, cette fois, ça en est trop, ça ne peut plus durer – Ca dure depuis 3 ans, réalité de la vie ( factures, loyers etc) oblige.

    Moi aussi, je n’ai jamais su ce que je voulais faire. En terminal je m’inscris en fac d’anglais, parce que j’avais des bonnes notes en Anglais, et en fac de médecine, parce qu’aider els gens me parlait bien. Je pars finalement en médecine, me plante au concours deux fois et en ressort déprimée, limite dépressionnée ( beaucoup de larmes et d’insomnies).
    J’ai enchainé avec un diplômé en imagerie médicale, je voulais rester dans le contexte pour ne pas avoir l’impression d’avoir perdu deux ans, qui m’ont tué, j’ai tenu bon pendant la formation mais tout mon être me disait STOP. Ce diplôme en poche, je me dis que vraiment, je ne peux finir ma vie à faire un boulot que je hais, et j’enchaine dans le domaine de la physique des rayonnements, pendant deux ans. La physique médicale me plait mais l’amour apparait à ce moment là, et je suis obligée de tout laisser pour le suivre. Des réformes entre temps ont fait que désormais la physique médicale est inaccessible, et j’ai du vite bosser, parce que c’est bien beau, mais hélas on ne se nourrit pas que d’amour et d’eau fraiche.

    J’ai trouvé un boulot, dans lequel je me sens mal, je n’arrive pas à vendre ce que je fais, à m’investir. Je suis en train de mourir à petit feux. De m’abrutir. Je ne sais même pas si je sais encore réfléchir. Je passe mon temps à procrastiner.

    Je sais que ça ne peut pas durer, que je dois faire quelquechose que j’aime. Mais je ne sais pas ce que j’aime, je ne sais pas où chercher, où creuser. JE n’ai qu’une certitude, je ne me suis pas encore trouvée, MAIS JE DOIS LE FAIRE !

    Bon courage dans ta quête.

    • Répondre
      Zygomatics
      9 juillet 2014 18:24 at 18 h 24 min

      Coucou Chen,

      Un grand MERCI pour ton message et ton témoignage. J’ai les larmes aux yeux en te lisant parce que j’étais au même point que toi l’année passée. Partir travailler à reculons et rentrer chez soi complètement dégoûtée… Il faut que tu t’écoutes et que tu trouves un moyen de partir de là, sinon tu vas te rendre malade.

      Si je peux te donner un conseil pour changer cette situation, ce serait d’envisager de prendre rdv avec un professionnel, un psy ou coach qui pourra t’aider à trouver des pistes pour changer de job ou reprendre une formation. Rien que de parler de tes soucis, surtout à des gens neutres qui ne te jugent pas, ça fait beaucoup de bien!

      Procrastiner est un verbe qui me colle à la peau aussi…

      Je souhaite de tout coeur que tu puisses trouver une solution et que tu trouves un autre job qui te rende heureuse, ou en tout cas moins malheureuse…

      Courage à toi aussi.

  • Répondre
    LenoushKaya
    9 juillet 2014 11:52 at 11 h 52 min

    Ton article est très touchant et je me retrouve complètement dans ce que tu décris.
    Je vis au quotidien avec le doute (et la procrastination, mais ça c’est une autre histoire).
    Petite je voulais être médecin, chirurgien, véto, paléontologue, astronaute (oui, oui), … J’imaginais mon métier futur comme une véritable passion, un truc à base d’adrénaline qui me ferait kiffer la vie. Je pense qu’on est peut être une peu trop idéaliste, et on a du mal ç se retrouver dans la vie « normale ».
    J’ai parcours scolaire désastreux (phobie scolaire, en partie), et pourtant je n’étais pas si mauvaise à l’école à l’époque, mais je me suis auto-sabotée et aujourd’hui je n’ai aucun diplôme supérieur alors que la plupart des personnes de mon entourage ont déjà fini les études et bossent depuis un certain temps pour certains.
    Du coup j’erre sur les bancs de la fac, dans des filières différentes chaque année. Et je collectionne les petits boulots alimentaires que j’exècre au point d’en être malade chaque matin avant de partir.

    Mais je ne suis pas complètement désespérée, et je continue de chercher ma voie. J’ai envie de bosser, j’ai envie de me sentir utile et d’aimer ce que je fais. Ça prendra surement plus de temps que les autres, mais je garde espoir.

    Bon courage à toi, la force est avec nous, je le sais. =)

    • Répondre
      Zygomatics
      13 juillet 2014 15:04 at 15 h 04 min

      Merci beaucoup pour ton message 🙂 Pareil que toi, je pensais que mon métier serait une vocation et que je serais tous les jours hyper contente d’aller bosser…
      C’est dur effectivement de voir l’entourage qui ne se pose pas de questions, qui s’habitue facilement à la routine et qui n’a pas l’air d’en souffrir. Tant mieux pour eux. J’essaie de ne pas me comparer aux autres et de continuer mon chemin, mais parfois c’est dur…
      Bon courage à toi aussi pour la suite et merci pour ton soutien.

  • Répondre
    Lili
    9 juillet 2014 11:54 at 11 h 54 min

    Je me reconnais tellement dans ce que tu dis… J’en ai d’ailleurs fait un blog pour pouvoir mettre de l’ordre dans mes idées et comprendre ce que je veux ! Je vais commencer par un bilan de compétences on verra bien… Une chose est sûre, tourner sa passion en métier n’est pas toujours une bonne chose au final, on s’en lasse et s’en dégoûte bien souvent. Bon courage dans ta recherche !

    • Répondre
      Zygomatics
      13 juillet 2014 14:59 at 14 h 59 min

      Je file voir ton blog 😉 Merci beaucoup pour ton message. Bon courage à toi aussi!

  • Répondre
    Mélody
    9 juillet 2014 11:58 at 11 h 58 min

    Salut!
    Je vais écrire un petit roman désolée^^

    J’ai vécu un peu la même chose en très accéléré. J’ai eu la chance de me rendre compte très vite qu’un travail « normal » ne me convenais pas. J’ai pourtant fait quelques études afin d’avoir une « base » , une porte de secours, au cas où.

    Mon diplôme d’assistante de direction bilingue en poche, j’ai profité du temps libre que me fournissait ma grossesse pour me perfectionner dans ma passion: la photographie.
    Un jour, mon fils ayant quelques mois, j’ai eu le déclic: je n’allais pas tarder à reprendre le travail (métro-boulot-dodo, et voir mon fils seulement après 18h et les weekends comme tu le dis si bien »). Si je voulais que les choses changent, je devais m’y mettre maintenant.
    Après un enregistrement à la chambre des commerces, je débute mon job de photographe en freelance.

    Au début les contrats sont peu nombreux. Tant mieux, j’ai besoin de m’adapter à mon nouveau travail et a consacrer la majeure partie de mon temps au marketing, à la communication et a la prospection de nouveaux clients. Je ne suis pas bien riche (à peine quelques centaines d’euros de chômage et de rares contrats), et je bosse à un taux horaire bien loin, très très loin, du smic; mais cette fois ci je me bats pour quelque chose de bien plus concret qu’un diplome.

    Mois après mois mon chômage s’épuise, je suis contrainte de retourner travailler. Je ne lâche pas ma société naissante, bien au contraire, je cumule désormais 2 emplois: je suis agent d’accueil et secrétaire dans une assoc’ la journée, et les soirs et les weekends je suis photographe. La journée je m’ennuie et compte les heures, le week-end je vis à 100 à l’heure… Un changement de rythme bien difficile à gérer… Je ne vois plus mon fils et n’ai plus de vie de couple. Je ne cesse de rassurer mon homme en lui promettant que c’est temporaire.

    8 mois plus tard, en février dernier, l’entreprise ayant pris de l’ampleur, et entrant dans la « saison haute » je quitte mon travail sans regrets pour être enfin photographe à 100%. Depuis je suis la plus heureuse, la saison débute très bien, je suis overbookée mais ça me plait. Je gère 100 choses à la fois et j’ai une liste toujours remplie de choses à faire.
    Pour une fois je vis à mon rythme, les horaires sont ceux que je m’impose. Je mange quand je veux, commence par les taches que je veux, peu importe tant que le travail est fait. De toute manière le travail sera toujours fait à l’heure et bien fait, car l’avenir de ma société, mon 2ème enfant que j’ai vu naitre^^, en dépend. Alors je la chouchoute autant que je chouchoute les clients.

    Les meilleurs côtés des choses c’est que je vois mon flis 4 jours par semaine, parfois 5, parfois 3… ca dépend. + les fins d’après midi et les soirs. Je m’octrois toutes les vacances que je veux (je suis loin des 5 semaines par mois) tant que les clients sont satisfaits et qu’il n’y a pas d’attente ou de retard.

    Néanmoins j’ai un peu peur de la saison d’hiver: pas de mariages, pas de baptemes, et moins de shootings… Je ne sais pas si je gagnerais suffisamment mais je me prépare à l’idée de devoir travailler en complément. Si jamais ça arrive je pense que ca sera la dernière année avant de pouvoir être à mon compte toute l’année.

    Bref tout ce roman pour dire quoi: que se fondre dans le moule n’est pas forcément fait pour tout le monde. Je n’ai jamais été aussi heureuse que depuis que je suis travailleuse indépendante. Bien sur il faut une bonne dose de volonté, un sens aigu de l’organisation, et savoir résister à l’appel du lit le matin ^^. Mais c’est tellement boooOn!! Je revis! Chaque jours je me lève en sachant pourquoi, et avec une réelle envie. J’en apprends tout les jours, et chaque jour est différent (ou presque). Plus de boule au ventre, plus de mauvais stress, plus de pression imposée par un tiers, plus de reproches … (bon ok, il y a aussi des mauvais côté, plus de cdi donc aucune reconnaissance pour les administration ou les recherches de logement, aucune sécurité financière, plus de chômage, plus de retraite, plus de garanties…etc)

    Si l’envie te prends lance toi en solo dans ce que tu as envie. Tu as un domaines de compétences que tu souhaites exploiter, alors fonce! Il faut du temps pour arriver à en vivre mais ça en vaut bien la peine. L’humanitaire pourquoi pas! Il faut être forte psychologiquement, c’est sûr mais essaye au moins une fois avant de douter. Je ne connais personne qui a fait de l’humanitaire et qui n’a pas aimé (je pars d’ailleurs en janvier en Ouganda dans un orphelinat).
    Le moule ne te convient pas, alors sort de celui ci et vis ta vie comme tu l’entends^^

    Mélody
    http://www.melodyslittleworld.com/

  • Répondre
    polyposediaboliqueLaeti
    9 juillet 2014 12:19 at 12 h 19 min

    En effet, tu es loin d’être la seule d’avoir ce sentiment, l’impression d’être paumée, d’avoir perdu du temps même…
    Je travaille acutellement dans un centre d’appel, depuis quelques années, et meme si je pense comme toi, je déteste ce métier, je n’ai pas vraiment d’autres solutions, faut bien payer ses factures, le loyer, faut bien vivre! faire la midinette et cracher sur ce poste n’était pas non plus possible.
    Mais…bien evidemment c’est un poste alimentaire (en « attendant »…quoi? des fois tu sais pas…), au bout d’un peu plus de 2 ans apres avoir eu mon CDI dans cette boite (CDD avant chez eux), je me suis décidée à faire une demande de CIF (congé indivituel de formation). Ayant fais des études dans le commerce et ayant travailler dans la vente pendant un bon moment, il était logique que je retourne vers ce secteur….mais vraiment AUCUNE envie de redevenir vendeuse, de parler de primes, de CA… non plus tout ça.
    J’avais en tête depuis quelques années de devenir auxilaire de puériculture. Avec cette idée en tête, j’ai fais un bilan de compétence (par un DIF), qui a confirmé mon choix, tant sur le plan perso que pro (le secteur, les différentes possibilités d’embauche avec ce poste, correspond à mon profil, à mes attentes….). Mon CIF a été accepté, j’ai passé le concours et je rentre à l’école en septembre pour 10 mois de cours et de stages. Ca va faire tout drôle certes, mais quand tu tournes en rond, que tu ne te retrouves plus dans le métier que tu exerces, faut se mettre un coup de pied au cul. Je voulai un métier basé sur l’humain, le relationnel, le conseil… Marre de vendre des merdes pour remplir les poches de mon patron et me prendre la tête pour une prime!
    J’espère avoir fait le bon choix, m’épanouir un minimum dans mon furtur travail. Aucun travail n’est parfait, tous les jobs ont des défauts, le patron ouvert d’esprit et compréhensif perso j’en ai connu qu’un, mais il y aura toujours quelque chose de négatif dans ton job, c’est comme ça.
    Si vraiment tu ne supportes pas les humeurs des uns et des autres, des horaires « classiques » ( que je n’aurai plus d’ailleurs avec ce métier…)… à ce moment là te mettre à ton compte reste la seule solution… reste à trouver la bonne idée et être entourée malgrè tout.
    Ne te perd pas trop dans un poste « alimentaire », bien sur nous n’avons pas le choix, c’est ma situation depuis plusieurs années, mais garde en tête ton but, tes recherches, comme j’ai fais.
    L’humanitaire, c’est bien un temps, en général les personnes le font quelques années, ou ponctuellement. Pas évident à long terme.

    J’espère que tu trouveras ta voie et tiens le coup en attendant… malheureusement c’est le lot pour beaucoup…

    Bonne journée, bises.

  • Répondre
    Cammy
    9 juillet 2014 13:30 at 13 h 30 min

    Très bel article, je me reconnais beaucoup dans tes propos.
    Pour ma part j’ai longtemps voulu être véto mais j’ai réalisé que je n’étais pas assez « dure » : voir un animal souffrir me brise complètement… Ensuite, j’ai voulu travailler comme éducatrice santé dans les associations mais « on » m’a dit, c’est complètement bouché donc j’ai changé de voie. J’ai atterrie dans une école d’agroalimentaire, trouvé un stage et un CDD à la clé. Ca a été la pire année de ma vie : certes, je gagnais (enfin) ma vie mais je ne supportait pas l’ambiance entreprise avec les collègues qui te prennent de haut, les chefs qui ne te donnent que du boulôt pour brasser de l’air, passer mes journées devant un ordi, faire des horaires de malades et rentrée chez moi épuisée…
    J’ai décidé de me réorienter et je suis maintenant prof des écoles. Ca colle assez à tes différents points :
    1. Pas de routine : on va a l’école tous les jours mais on y fait des choses différentes tous les jours. AU bout d’un an, on peut changé de niveau pour voir un programme différent ou rester dans la même classe avec 30 nouveaux loulous
    2. J’ai l’impression d’apprendre chaque jour autant que mes élèves
    3. Je me sens utile, surtout quand à la fin de l’année les parents viennent me remercier pour cette année
    4. Créativité +++ Certes, on a un programme national à suivre mais on a une liberté pédagogique
    5. Pour l’argent, pas de soucis, on n’en gagne vraiment pas beaucoup
    6. Qui est plus ouvert d’esprit qu’un enfant ?

    Comme toi, je ne vois pas faire le même métier toute ma vie. En attendant, prof me plait, jusqu’à temps que je trouve autre chose !

  • Répondre
    vanillamilkshake23
    9 juillet 2014 13:41 at 13 h 41 min

    Trouver sa voie… Moi je l’ai trouvée à 24 ans l’été dernier quelques mois après l’obtention de mon master d’anglais… Et ce n’est pas le métier d’enseignant ! (pourtant j’ai testé ce métier). Je souhaite être orthophoniste ! J’essaye donc de tout mettre en oeuvre afin de réussir le concours d’entrée qui se révèle très sélectif. J’ai réussi l’épreuve d’admissibilité cette année mais je n’ai malheureusement pas réussi l’oral. Tant pis, je retente l’année prochaine ! Si je rentre dans l’école, j’aurai 5 ans d’études… J’aurai donc un bac + 10 en quelque sorte mais tant pis, je ferai un métier qui me plaît.

    Je sais comme il est difficile de trouver sa voie ! On a envie de faire plaisir à nos parents tout en trouvant un métier dont le salaire est attrayant. Mais je pense qu’il faut avant tout faire un métier qui nous plaise !

    Bon courage ! Je suis sûre que tu trouveras ta voie 🙂

  • Répondre
    CHOPIN
    9 juillet 2014 14:13 at 14 h 13 min

    Comme je te comprends, je pense qu’on est beaucoup à être dans ce cas là, j’en ai aussi fait un article.
    Moi je voulais être boulangère quand j’étais petite.
    J’ai été en fac de sociologie, d’infocom, j’ai passé des concours dans le social, et me voilà avec un BTS aménagements paysagers, avec toujours 0 idée de ce que j’aimerais faire comme métier.
    Courage!
    Bises.
    CHOPIN

  • Répondre
    Valentine
    9 juillet 2014 14:59 at 14 h 59 min

    Coucou ma belle, quelle joie de te revoir enfin en bonne santé sur ton blog…! Même si tu as encore beaucoup de doutes…
    Cet article m’a beaucoup touché car ton cas exprime tellement bien la détresse dans laquelle est plongée le quart de la population, au moins… Tu a l’air très qualifiée, creative, pleine de bon sens et de bonnes idées, et pour cela l’humanitaire ou te lancer en temps qu’indépendante dans le webdesign te correspondraient bien. Pour moi, ce sont des « passions » dont tu ne peux pas te lasser. Certes, tu auras des moments plus ou moins joyeux et productifs, mais au moins ce sont des domaines dans lesquels tu peux laisser libre court a ta personnalité. Dans le webdesign, par exemple, si vient a un moment une période ou tu t’ennuies, ou tu ne te sens plus a ta place, tu pourras toujours créer, continuer une passion prenante et ça sera toujours plaisant, a mon avis. Tu pourras transformer ta passion en métier, mais je pense que c’est cela qui t’effraies en fait… Et au pire, si tu te lasses, tu peux très bien changer. Si tu ne veux pas de routine, et que l’argent n’est pas une source de motivation pour toi, rien ne t’empêche de te requalifier dans un autre domaine ! Le changement tue l’ennui, tu sais. Je suis certaine que tu vas trouver ta voie et ta place, tu mérites d’être heureuse.
    Donne nous des nouvelles ma belle ! <3 Gros bisous

  • Répondre
    isabelle
    9 juillet 2014 16:23 at 16 h 23 min

    Il y a dans la vie, des passages, comme ça. Ils sont généralement assez bénéfiques, même si, sur le moment, on a l’impression d’en ch** grave! Du haut de ma grande expérience (hé l’autre, là, qui se la joue mémère, la honte :-D), l’instinct est le meilleur conseiller. Première crise, 17 ans, je ne sais pas quoi faire de ma vie, je remporte un concours, je part en mission humanitaire avec une ONG: bang, le déclic: je ne peux pas passer le reste de ma vie à ne rien faire sachant que « ça » se passe. Je soigne donc. La trentaine, je soigne, oui, mais je vivote, je m’emmerde. J’ai passé près de 10 ans à me consacrer à soigner les indigents, là, j’ai besoin de m’occuper de moi. je pose mes valises et je rencontre l’homme. Je ne vivote plus, je vis LA passion (encore aujourd’hui d’ailleurs). Je l’ai vu, j’ai su que c’était lui. On s’est rencontré un samedi soir d’avril, chez moi, il n’est plus jamais reparti. Trois enfants plus tard, je sais que j’ai eu raison d’écouter une nouvelle fois mon instinct. Là, 10 ans plus tard, la quarantaine approchant, je prends conscience que soigner, oui mais plus comme ça. Le fossé se creuse entre moi et mes collègues, moi et la médecine traditionnelle. Cette fois encore, j’écouterai mon instinct qui me dit que pour moi, ce genre de soins- là, c’est fini, j’ai 40 ans mais rien n’est perdu: je me ré- oriente et je suis sûre de pouvoir commencer une seconde carrière. Comme dit plus haut: le changement tue l’ennui. Ton instinct te permettra de trouver ta place. Il suffit de s’écouter. Parce que, contrairement à ce que notre éducation judéo- chrétienne nous a habituer à croire, s’écouter, ce n’est pas mal 😉

  • Répondre
    Carmen
    9 juillet 2014 17:25 at 17 h 25 min

    Je ne vais pas m’étaler sur mon parcours mais je voulais tout simplement te remercier pour ce superbe billet qui me touche et me parle énormément. Merci d’avoir extériorisé ce bout de moi qui me fait du mal. Merci à tous ces commentaires également qui me font sentir moins seule et moins paumée que je ne le suis. Ca fait un bien fou!

  • Répondre
    maya988Maeva
    9 juillet 2014 18:13 at 18 h 13 min

    Je me reconnais aussi dans cet article. Jusqu’au milieu du collège j’ai toujours été plutôt douée pour l’école puis mon niveau s’est doucement cassé la gu**le (oui pas d’autres mots), en seconde j’ai eu le choix de redoubler ou passer un BEP, j’ai choisit le BEP. Puis j’ai commencé à m’ennuyer en cours, sauf en anglais où j’excellais. C’est ce que je reproche à notre chère éducation française, les cours sont des plus ennuyants et on nous aide pas assez pour trouver notre voie.
    Après le bac j’ai voulu faire un BTS tourisme (à cause de l’anglais que j’adore) mais quand on a son bac avec 10 de moyenne, on ne vous prends pas. Aujourd’hui je ne regrette même pas de ne pas avoir continué dans cette voie, je me suis rendue compte que le système de consommation est vraiment pas pour moi et à l’heure actuelle j’ai vraiment ce besoin d’aider ma planète. Comme toi j’ai pensé à l’humanitaire mais je pense que ça me détruirais trop mentalement. Pour l’instant je suis plutôt en mode facilité, je travaille en agroalimentaire jusqu’à la fin de cette année si tout se passe bien et puis début 2015 je pense partir à l’étranger. Je sais pas encore si c’est pour faire du bénévolat pour aider les animaux/la planète ou plutôt pour travailler dans des cottage, ferme .. avec le site workaway. Tout ce que je veut c’est bouger et en apprendre plus sur notre planète, je pense surtout me rende dans le nord avec l’UK, la Norvège, la Suède, le Canada, un pays froid quoi.

    J’espère que tu vas bientôt trouver ta voie et faire quelque chose où tu te sentes bien et utile. Je pense que parler et échanger est essentiel pour se trouver, alors bonne chance 😉

  • Répondre
    Aline - La Homemade Box
    9 juillet 2014 18:53 at 18 h 53 min

    « On obtient les résultats qu’on a toujours eu en faisant les choses que l’on a toujours fait. » Cette citation (ou un truc du même genre) m’est venue en tête quand j’ai lu la fin de ton article, en particulier cette phrase: « Prendre un job alimentaire synonyme d’ennui et faire mes passions à côté jusqu’à ce que je trouve autre chose qui me plaise et me corresponde, en prenant le risque que cela n’arrive jamais… C’est ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. »

    Sinon, si tu aimes le webdesign, tu peux te lancer en agence puis te mettre à ton compte en freelance, cela te permet de voir comment c’est dans le milieu avant de travailler en indépendante (et oui, pour cela , il faut avoir confiance en soi et en ses capacités mais tu n’as pas besoin d’être bien entourée comme tu l’as dit – enfin, ça dépend, tu parles d’être bien entourée professionnellement, d’avoir des gens qui te donnent des tuyaux? )

    Pour l’étranger, tu peux partir pendant quelques temps, un mois pour commencer, puis deux, puis un an si cela te parle?

    Je t’aurais bien dit d’être entrepreneuse mais tu viens de dire que tu as peur de travailler en indépendant… pourtant ça correspond bien à ta liste d’envies, on apprend tout le temps et on fait pleins de choses diversifiés!
    Moi, par exemple, pour mon entreprise, je m’occupe de la vente, de la photographie, du design, du marketing, de l’emballage des produits, de la communication et même du blog! Aucune journée ne se ressemble et mon emploi du temps est modulée à ma guise: je commence et je m’arrête quand je veux!

    Après c’est surtout le financier qui fait peur, dans ce point-là, je viens de commencer il y a moins d’un an, les choses commencent à grimper mais cela prenne toujours du temps et c’est normal. Et je sais qu’en faisant de mon mieux tout le temps, en restant à l’écoute de mon intuition et en suivant ma créativité, je réussirais à vivre de mon entreprise!

    Sur ce, je te souhaite bon courage pour la suite, ce n’est jamais évident de trouver sa voie surtout lorsque la peur est toujours là pour nous faire dévier. Mais voilà, si on n’essaie jamais, on ne saura jamais si on peut le faire ou pas, si ça a marché ou pas!

  • Répondre
    Gwen
    9 juillet 2014 20:07 at 20 h 07 min

    La troisième solution que tu propose semble te correspondre mais pourquoi pas te lancé dans le webdesign et dans 2 ou 3 ans partir en humanitaire ! Tu à fait tellement de chose dans ta vie tu ne pourra jamais t’arrêter je pense^^ mais c’est très bien comme ça si tu trouve ton équilibre !

    Je suis encore étudiante en nutrition humaine et je me pose mille questions mais surtout es que c’est vraiment ce que j’ai envie de faire ? Je n’en suis plus aussi sûr. Mais vivre de ma passion est presque impossible alors je continue comme ça pour déjà finir ce que j’ai commencé.

    En tout cas bon courage
    Bisous
    Gwen

  • Répondre
    ann-goz
    9 juillet 2014 20:37 at 20 h 37 min

    Je suis passée aussi par toutes ces phases de grands doutes dès que j’ai commencé à travailler. Mes études de droit m’avaient procuré beaucoup de bonheur intellectuel. Et puis dès que j’ai exercé en tant que juriste, j’ai déchanté. Routine, hiérarchie à respecter, difficulté à imposer son point de vue, … J’ai aussi beaucoup appris de mes nombreuses expériences mais l’ennui guettait et la peur de « rater » ma vie m’a assailli. Est-ce que j’allais vraiment continuer à me lever tous les matins pour être enfermée dans un bureau 10h par jour pour une occupation qui ne me faisait pas palpiter ? Hé bien non, j’ai démissionné d’un job intéressant avec un bon salaire pour être photographe indépendant. Depuis, je me félicite chaque jour de ce choix.
    J’ai bien l’impression à te lire que c’est webdesigner indépendant qu’il te faudrait. Cela répondrait parfaitement aux 6 points que tu évoques ci-dessus. Bien sûr, l’aspect financier peut faire peur. Avant de me lancer, j’ai rencontré plusieurs photographes professionnels, leur ait posé des tas de questions. Ils ont été suffisamment généreux pour me donner des conseils ingénieux et m’aider. Je suis donc partie en terrain connu grâce à eux.
    Et ce qui est beau avec le métier d’indépendant, c’est que tu exerces plusieurs métiers en un : la communication, le marketing, l’administratif, le commercial, etc … On ne s’ennuie jamais, on apprend tous les jours dans plusieurs domaines. Je me suis ainsi découvert un goût pour la communication.
    Et tu sais quoi ? Je continue à me demander ce que je ferais quand je serai grande ! Oui, car être indépendant c’est avoir devant soi des tas de possibilités pour faire évoluer son métier, son parcours.
    Quel que soit ton choix, fonce ! On n’a qu’une vie. Profite de ta jeunesse pour vivre ce dont tu as profondément envie. Quitte à faire machine arrière en cas d’échecs Mais au moins tu l’auras fait, tu auras osé, et donc aucun de regret.
    Bon courage et bonne chance !

  • Répondre
    Alizée Juillard | LizouPhotographies | Bonheur en Papillote
    9 juillet 2014 22:56 at 22 h 56 min

    Très belle article! Je me retrouve un peu dans ce descriptif, d’avoir tellement de choses a faire, et d’envie de tester des nouveauté. Tu devrais essayer tout ce dont tu as envie ! Peut importe si ca ne fonctionne pas il vaut mieux vivre en ayant essayer que regretter de ne l’avoir jamais fait.

    Prends le premier truc qui te tient a coeur et fais le 😉 En tout cas ton style d’ecrire est très beau. Et la presentation très jolie !

  • Répondre
    Alychouette
    10 juillet 2014 6:53 at 6 h 53 min

    Moi, j’ai 16 ans et il y a tellement de cursus possibles pour tellement de métiers, que je me sens un peu perdue, je m’égare quelque fois entre mes passions et mon ambition !! Surtout sur cette île au fleur où tout n’est pas accessible, j’ai parfois l’impression de mélanger rêve et projet …
    Malheureusement, je ne suis pas douée en matière d’orientation, mais bonne chance pour trouver ta voie !

  • Répondre
    Ophélie
    10 juillet 2014 6:54 at 6 h 54 min

    Coucou ton article est superbe. Je n’ai pas vécu ça car j’ai su assez vite dans quelle branche je voulais travailler. En passant par cuisinière, dentiste, game designer et pour finir aujourd’hui devellopeuse Web. Je m’epanouie complètement dans mon métier, même si il y a toujours le stress du client mécontent ou mal compris. Le fait d’innover et de créer des sites Web personnalisés me motive au quotidien. Chaque journée est différente.
    Cependant, l’idée de travailler en free-lance me plaît bien aussi, pour la liberté de choix des horaires et des contrats. C’est peut être ce qu’il te faut. Comme ça tu pourra conjuguer ton métier à tes passions. Et pourquoi pas d’autres métiers afin d’éviter l’ennuie.
    En tout cas, je te souhaite beaucoup de courage dans ta quête d’épanouissement. Mais je ne m’inquiète pas, car tu as déjà une motivation incroyable 🙂

  • Répondre
    Tanni Lou
    10 juillet 2014 7:38 at 7 h 38 min

    En te lisant, c’est à une 4eme option que je pense : « créer son entreprise ». Toi qui aime apprendre toujours plus et qui aime être occupé, c’est une solution qui pourrait te convenir. On doit être multi-casquettes : juridique, compta, démarche commercial, communication, créer son site (ça tu auras pas de problème) relation fournisseur, relation client…
    En partant dans cette démarche tu pourras partir de ce que tu aimes vraiment, travailler comme ça te convient et proposer des choses qui te ressemble. Toi pour qui l’argent ne compte pas plus que ça, tu verras que lorsque tu commenceras à pouvoir te verser un salaire, tu seras hyper heureuse car cette argent là représentera des heures et des heures de travail, que ce salaire là il auras un autre goût, qu’il représentera peut-être l’occasion de réaliser d’autre projet… Créer son entreprise n’est pas une chose facile mais au vu de ce que tu écris ça ne te fais pas peur, voir ça te motive. Alors commence par trouver la chose que tu aimes le plus faire et qui te rend heureuse, trouve une idée d’entreprise et passe au business plan. Même si tu ne vas pas plus loin, tu peux quand même commencer par là. Ca nourrira toujours ta réflexion. Même si c’est un peu utopique dans un premier temps, tu pourras toujours au fur et à mesure trouver les solutions pour rendre concret ton projet. En créant ton entreprise, tu créeras aussi ta façon de vivre…
    Même si je ne te connais pas, je crois vraiment que tu en as les compétences… En tous les cas merci pour ton post où finalement bcp de personne s’y retrouve. Ce qui veut bien dire qu’il n’y a pas que des moutons et que la recherche de son identité est importante. Partir de soi, ne pas tricher sur ce qu’on est vraiment, me semble une base primordiale pour ne pas se perdre…
    Bonne route…

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    Lili and Garnet
    10 juillet 2014 7:40 at 7 h 40 min

    Et pourquoi tu ne travaillerais pas pour toi? Je veux dire, à ton propre compte? Freelance comme on dit? Tu pourrais avoir une activité de webdesigner et une activité de création de bijoux par exemple.

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    Lilly Mylollipop
    10 juillet 2014 9:33 at 9 h 33 min

    Il m’a fallu deux démissions, une rupture, une thérapie et je sais enfin ce que je veux faire. Du coup, j’ai tout plaqué et je vivote de mon rêve mais je suis tellement heureuse !

    L’idée est bien sûr d’en vivre, mais rien que le fait de savoir ce que j’aime est déjà un grand pas en avant. Et puis, c’est décidé, je me donne encore quelques mois. Si je n’y arrive pas je reprends un emploi et continue d’explorer mes envies et mes rêves sur mon temps libre 😉

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    petitscanaillous
    10 juillet 2014 10:00 at 10 h 00 min

    Salut, je découvre ton blog grâce à ton post.
    Comme j’ai longtemps cherché le poste idéal pour moi tous les 2 ans je changeais de boulot par manque de créativité, je m’essoufflais à chaque fois… Je ne supporte pas l’autorité et je suis anticonformiste impossible d’être à l’air et faire métro boulot dodo. Après de longues années à 30 ans j’ai enfin trouvé ce qui me convenait, « me mettre à mon compte » ce n’est pas évident tous les jours mais ça me convient.

    Figure toi que je suis comme toi : besoin d’apprendre tout le temps, créative à 100 %, c’est une nécessité pour me sentir bien. L’argent est nécessaire mais pas mon moteur. les rencontres, être utile, faire quelque chose que j’aime …

    Finalement nous nous ressemblons un peu, …, je te souhaite bonne chance pour trouver ta voix !

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    Bulle
    15 juillet 2014 17:15 at 17 h 15 min

    Je me reconnais tellement dans cet article. J’ai fait 2 masters (oui, je m’ y suis pliée, ils ont eu ma peau) car après avoir eu mon premier diplôme, je me suis rendue compte que ça ne m’intéressait pas. Je me suis lancée dans le deuxième et ai trouvé un travail dans le domaine. Mais en travaillant, je suis entrain de me dire que non, ce n’est pas ça non plus. Non pas que ça ne m’intéresse pas du tout, juste que je veux tout faire, je veux tout savoir, je veux tout maîtriser…et c’est là le problème je pense. Dans mon cas, ce n’est pas que je ne sais pas ce que je veux faire, je le sais: je veux TOUT faire.

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    coeurenporcelaine
    15 août 2014 14:44 at 14 h 44 min

    Salut, je suis très content de voir que tu as repris ton blog. Personnellement je n’ai pas de problèmes d’emploi mai j’en ai eu. En fait ça fait 4 environ que j’ai terminé mes études et les deux premières année j’avais travaillé comme secrétaire dans une association. Les 6 premiers mois c’était vraiment super on était deux, un directeur et moi on s’entendait bien. Après 6 mois environ le directeur a donnée sa démission et il a fallu que je m’adapte. Au final j’ai passé un an et demi seul. J’ai essayé de faire fonctionner l’association correctement. Il faut savoir qu’à l’époque je travaillais à mi-temps et que donc je faisais le travail de deux personnes en 25h/semaine. Au début c’était bien je trouvais ça intéressant. Et puis j’ai vite déchanté, la solitude a commencé à me peser. Mais j’ai tenu bon, il fallait que j’acquière de l’expérience pour pouvoir trouver un autre job. Pendant ce CDD on m’a fait de nombreuse promesses, comme augmenter mes heures de travail, un CDI à la clé, mais c’était que de belles paroles. Les membres du bureau n’ont même pas été capable de me dire en face qu’ils allaient me remplacer, je l’ai découvert 2 mois avant la fin de mon contrat en cherchant le courrier. Et la c’est le drame, on commence à me le faire payer, on commence à réduire mes tâches drastiquement si bien qu’à la fin je me retrouve juste avec du classement. La nouvelles est choisie 3 semaines avant la fin de mon contrat. Depuis deux je vomissais en arrivant sur mon lieu de travail. Le bureau exige que je forme la nouvelle alors qu’ils me pourrissent la vie. Le même jour j’ai quitté l’association pour voire un médecin et me mettre en arrêt maladie, pour pouvoir me préserver un peu. J’ai quitté l’association un vendredi et si me trompe pas le mardi suivant j’avais un courrier pour abandon de poste dans ma boîte au lettre mais entre temps j’ai reçu un arrêt maladie de trois semaines donc je n’y ai plus jamais remis les pieds.

    Au final pendant ces trois semaine j’ai retrouvé un poste administratif en CDI cette fois. J’avais beaucoup de collègues et ont été en open space donc on pouvait discuter sans difficultés. Malheureusement les services sont remaniés et certains déménagent à Paris (je vis à Strasbourg). C’est une situation difficile et je commence à me démotiver surtout qu’on est plus très nombreux au fil du temps. Pour faire fonctionner le service on tous réduit à n’effectuer plus qu’une seule tâche la mienne consistait à réceptionner les appels et imprimer les mails. J’ai pas aimé, je m’ennuyait. Et j’ai presque décroché. Mais j’ai tenu bon et aujourd’hui, je suis dans un autre service, je suis seule la plus grande partie de mon temps mais je voyage énormément. Mais tâches sont répétitives mais je me sens mieux et ça me plaît. Maintenant je sais que un jour ça s’arrêtera parce qu’un jour j’aurai envie de me poser sérieusement avec quelqu’un et de fonder ma famille (et aussi parce qu’un jour mon service déménagera). Mon grand rêve maintenant c’est de travailler dans un autre pays. Et je travaille un peu tous les jours pour y parvenir;

    Je te conseille de faire un bilan de compétence. Mais il existe aussi un test sur Internet qui t’aide à t’orienter. C’est comme cela que la fille d’une des employeurs à ma mère à découvert que son métier idéale était kinésithérapeute. Actuellement elle travaille dans ce domaine et elle est très heureuse. Si ça t’intéresse je vais me renseigner sur le nom du site. Maintenant j’ai aussi une question pour toi, tu as ou avais une boutique sur esty ? Et puis j’avais l’impression que tu étais heureuse. Alors pourquoi Est-ce que tu ne te lancerai pas sérieusement (pas juste pour un hobby). ?

  • Répondre
    lea
    14 septembre 2014 18:49 at 18 h 49 min

    Ton article est vraiment intéressant! Moi aussi j’en suis au même point, à me demander ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie. Et surtout, est-ce que je dois renoncer à avoir un travail qui me plait pour rentrer dans le moule…
    Par contre il y a une chose qui m’intéresse, comment tu as fais ta formation de webdesigner? (Vu que personne d’autre à poser la question ^^)

  • Répondre
    pipou
    20 novembre 2014 12:34 at 12 h 34 min

    En lisant ton article je me rends compte que je ne suis pas la seule à être dans cette situation. J’aurai moi aussi pu écrire cet article. J’aurai 30 ans dans a peine 2 mois et je suis paumée. Je suis tellement focalisée sur ce que je veux faire de ma vie que je n’ai plus de vie sociale , je reste enfermée chez moi et je ne fais rien a part me poser tous les jours les mêmes questions. J’ai perdu totalement confiance en moi .
    Je me suis lancée dans l’hôtellerie et la restauration j’ai eu une licence mais je n’aime pas du tout. Javais « choisi » de me lancer dans ce secteur car il fallait vraiment que je fasse quelque chose et il fallait que je prouve a certaines personnes qui mont souvent rabaissé que moi aussi j’étais capable de réussir. Je sais que c’est un secteur qui recrute mais voila j’ai du mal a mimaginer receptionniste ou chef de rang etc…
    jai besoin de me sentir utile , de me réveiller le matin pour une bonne cause, d’aider les gens sans rien attendre en retour.
    Jai peur de me lancer, peur de l’échec,peur du jugement des autres.
    Enfin bref bon courage a tous:)

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    Lorene
    22 novembre 2014 21:02 at 21 h 02 min

    Bonsoir,

    Je suis tombée sur votre article et votre blog par hasard en surfant sur Internet pour rebooster mon « estime de soi » qui n’est pas faramineuse (pas une si mauvaise idée finalement…).
    J’ai trouvé votre article tellement fondé et emprunt d’émotion. Je me reconnais tellement. J’ai 25 ans et aucun métiers ne me plait réellement et ce n’est pas faute d’avoir essayé (j’ai été jusqu’à être militaire)… J’ai parfois des idées mais qui finalement ne sont pas les bonnes, quand j’y réfléchis…
    Je me sens en total décalage avec mes amies qui elles, ont déjà leur situation où sur le point de l’avoir et ont avalé les années d’études comme moi j’avale des bonbons.
    Je suis comme vous, je n’aime pas la routine professionnelle, l’ennui au travail et les rythmes imposés ainsi que le travail en équipe où les gens sont souvent méchants et arrivistes (c’est surement pour toutes ces raisons qu’aucun job me plaît…).
    J’adore l’anglais mais pas assez diplômée pour faire prof, l’hôtellerie? je n’ai pas le bon diplôme et malgré le fait d’avoir postulé sans fin aux offres, aucun patron ne m’a donné ma chance … et j’ai pourtant un BTS et l’anglais de courant …

    Je pense donc à plein de choses comme partir en Angleterre pour changer d’air et voir un autre fonctionnement mais je ne suis pas du genre « aventurière », refaire une formation dans le social ou l’hôtellerie mais rien de bien structuré et certain (je ne suis pas sauvée).
    Alors en attendant, comme j’ai des factures à payer et que je veux vivre quand même décemment et bien je suis surveillante, à mi-temps, dans un lycée et cela m’aide… les élèves, par chance, m’aime bien. Mais c’est un boulot ennuyeux et peu intéressant quand nous ne sommes pas en contact avec les élèves. Je me donne 5 ans pour trouver, je me mets un peu la pression la quand même, à 30 ans, ça serait bien de répondre quelque chose à la question : « qu’est ce que vous faites alors comme métier? »

    En tout cas, votre article m’a profondément touchée, et je me suis sentie concernée et moins seule… Vous avez servis à quelque chose sans le savoir… et plusieurs personnes ont l »air d’être dans le même état d’esprit…

    Merci.

  • Répondre
    Cara
    18 décembre 2014 10:17 at 10 h 17 min

    Je me retrouve dans ton billet !!!! J’ai 18 ans et je suis en licence d’anglais.Après 4 mois de cours, je me rends compte que j’aime pas du tout ça.J’ avais choisi cet licence parce que j’avais des bonnes notes au lycée mais ça été une grave erreur.Maintenant je ne sais plus quoi faire, je n’ai pas de projet et pour accentuer le tout mes parents me mettent la pression.Je commence sérieusement à déprimer …

  • Répondre
    MelleBerthe
    12 février 2015 19:32 at 19 h 32 min

    Ahhhh! L’orientation a toujours été une réelle angoisse pour moi…
    Après le collège, pour faire plaisir a mes parents et parce que je n’étais pas une mauvaise élève, on m’a dirigé vers un bac L. J’étais douée en philo, douée en espagnol, mais pas excellente non plus. J’ai eu mon bac, sans mention mais qu’importe. Ensuite, comme je ne savais toujours pas quoi faire, je suis partie en fac d’espagnol, juste parce qu’au final, c’était la matière dans laquelle ça marchait le mieux. Mais aucun job ne me faisait envie dans cette branche, je me suis donc doucement désintéressée de mes études, jusqu’à devenir une mauvaise élève. J’étais mal en permanence, je partais à la fac la boule au ventre, et puis sans motivation, sans but, je ne comprenais pas pourquoi continuer.., pour la fierté de mes parents sans doute… Et puis j’ai perdu ma maman, et alors tout ca n’a plus eu aucun sens à mes yeux. Je me sentais une charge financière pour mon père, car la fac, et le logement, financièrement parlant, ça devenait compliqué. J’ai donc décidé de trouver une formation qui m’amènerait le plus rapidement possible au monde du travail. J’ai tout repris à zero, et j’ai commencé un cap de coiffure. A 20 ans. Sans réelle passion, sans don, ce qui peu paraître incroyable pour bon nombre de collègues coiffeurs.
    Finalement, aujourd’hui, j’ai 29 ans, je suis toujours coiffeuse, c’est un métier que j’ai appris à aimer au fil du temps, de mes expériences. J’apprend tous les jours, et c’est déjà pour moi un critère essentiel dans le travail. Je suis devenue je pense (et sans prétention aucune) une bonne coiffeuse,en multipliant les formations. Je ne me sens pourtant pas une passionnée. Je regrette aujourd’hui qu’on ne m’ai pas poussé à développer mon sens artistique quand j’étais petite. Personne ne m’a encouragé dans ce sens. La creative de la famille, c’était ma sœur, et personne n’a imaginé une seconde que j’en avais un peu sous le coude. Je n’en veux à personne, c’était comme ca, et jamais je n’ai imaginé être doué de mes mains. Il se trouve que depuis 9 ans, je suis devenue une touche à tout. Je couds, je bricole, je rénove. En fait, je crois que ce qui me plait est de créer, peu importe quoi. Je n’imagine pas ma vie sans ca. Je suis sûre de ne pas faire ce métier de coiffeuse toute ma vie, car il y a trop de choses que je veux essayer. Je crois aux opportunités, à mon karma. Alors j’avance sans me poser de questions… Et je suis sure que ça ira. Je ne veux plus me sentir prisonnière de cette orientation. Je ne sais pas ce que je veux faire, ni maintenant, ni apres, et ca m’est égal. On verra…
    J’ai conscience que mon post est atrocement long, j’en suis désolée. Apres tout, peut etre que tu n’as pas qu’une seule voie, et que c’est pour ça que c’est tellement compliqué 🙂 Vu ton univers, ton talent, tout ira bien pour toi, j’en suis sure.

  • Répondre
    awdrey17
    15 juin 2015 11:53 at 11 h 53 min

    Presque un an après ton post… je réagi et je me demande où tu en ai.. J’ai découvert ton blog il y a quelques mois car ton univers est assez proches du mien… Graphisme, créations de bijoux.. vernis…

    Et actuellement je me retrouve dans ton article. Je suis graphiste dans le milieu que je rêvais, mais mon entreprise et mes collegues, sont en train de me dégouter du métier, ici c’est chacun pour soit, qui est le meilleur ?, alors que moi j’ai toujours été attirée par le travail en équipe. Même avec un joli baguage d’expériences, je n’arrive pas à trouver ailleurs, ici en charente maritime les postes de graphistes, c’est environ 1 annonces par mois 🙁
    Du coup je suis à la croisé des chemins, continuer à m’en dégouter, à frôler le burnout, à aller au boulot la boule au ventre… ou changer de voie pour pouvoir m’échapper avec une voie qui me plait moins mais qui recrute pluss.. mais laquelle ?
    Des fois j’aimerais aussi ouvrir un boutique de DIY avec des perles, des rubans, tissus… mais sans les contraintes : apports, local..etc pour pouvoir passer mes journées à créer!
    Je me sens coincée.. Du coup j’aimerais bien savoir ce que tu as choisi

    Bisous à toi et à tes beaux chats 😀

    • Répondre
      Zygomatics
      19 juin 2015 18:20 at 18 h 20 min

      Coucou Awdrey, merci beaucoup pour ton commentaire 😀

      Alors finalement, j’ai choisi une autre voie. J’ai pris mon courage à 2 mains pour faire enfin ce que je voulais faire depuis que j’ai 15 ans, c’est-à-dire une école d’art. Je commence à mi-temps à la rentrée d’août, option « Arts visuels ». C’était un peu comme une évidence, mais jusqu’à maintenant, je n’osais pas sauter le pas.

      As-tu pensé à te mettre à ton compte? Je sais qu’en France, c’est plus facile qu’en Suisse d’être indépendant, peut-être que tu pourrais te renseigner? J’ai vu ton portfolio, tu as déjà beaucoup d’expérience (j’adore l’affiche des estivales <3), peut-être que tu pourrais te lancer en freelance?

      Si je peux te donner un conseil, c'est d'aller faire un bilan de compétences ou d'orientation avec un professionnel. Je l'ai fait et ça m'a beaucoup aidée pour y voir plus clair.

      Courage et surtout prends soin de toi 🙂 Mes chats te renvoient le bisou 😉

  • Répondre
    Olive Silverfrost
    25 juillet 2015 12:15 at 12 h 15 min

    Je comprend tout a fait ça , j’ai lu quelque commentaire et me suis poser la question suivante : toute les personne créative on du mal a trouver leurs voie ou je me trompe ?

    J’ai depuis petite eu envie de devenir véto moi aussi , puis on ma clairement fait comprendre au lycée que ce n’était pas possible vu mon niveau , on ma conduit vers autre chose , puis j’ai passer le concours d’aide soignante et en plein milieux mes rêve ce sont briser t j’i réaliser que je détestait ce métier . Je suis en CDD ou on but de la journée est de ne pas aller trop vite (si je vais a mon rythme je finit mon job 30 minutes voir 1h avant la fin de mon poste , l’avantage c’est que je n’ai pas de collège pour me prendre la tête .

    J’ai envie de faire plein de chose dans la vie mais je ne m’en sent pas toujours capable . Sur conseil de mon chère et tendre j’ai fait un tableau de ce que j’aurait aimée faire comme métier , avec une colonne avantage et une inconvénient .

    Je doit encore réfléchir a ce que je veux faire , mais je me dit que j’ai encore le temps (22 ans)
    J’ai passer plusieurs diplôme plus ou moins différent . J’ai l’impression de ne pas être faite pour le monde du travail , je voudrais travailler avec des animaux en réalités , mais quoi ? Il y a tellement de voie , tellement de métier qu’on s’y perd facilement et le système scolaire ne nous aide pas vraiment la dessus

  • Répondre
    sonoio mestesso
    20 septembre 2015 15:42 at 15 h 42 min

    …pourquoi pas animatrice Professionnelle ?? Y as-tu pensé ?
    Visiblement tu t’épanouis en équipe, faire partie du groupe et une bonne ambiance de travail a pu justifier de supporter la pénibilité de ton travail), c’est ce que je lis dans toutes tes expériences…. ce serait dommage de travailler seule, tu te lasserais pour le coup peut-être et regretterais l’émulation d’équipe…?!
    Tu as de la créativité et des convictions, et visiblement le sens de l’organisation et des responsabilités ! Tes compétences de webdesigner t’aideraient à créer tes propres outils… Et la remise en question est une qualité essentielle 😉
    L’avantage est justement que dans ce domaine les formations sont diverses. Les spécificités sont diverses, du domaine culturel à sportif passant par la pratique artistique ou sociale. Et la diversités des publics n’a d’égal que la diversité des structures et des horaires. Autant de possibilités de créer donc.
    Effectivement une solide connaissance artistique en plus ne serait que fantastiquement utile !
    Je ne prétends pas saisir toutes les dynamiques qui t’animent mais comme beaucoup ici je me retrouve beaucoup dans tes propos, et c’est le choix du BPJEPS que je fais aujourd’hui, à 30 ans, n’ayant pourtant qu’une très maigre expérience dans ce domaine. Pour ma part ce sera du domaine de l’éducation à l’environnement, me projetant dans une structure type ferme pédagogique dynamique.
    Bonne continuation !

  • Répondre
    Nass
    9 octobre 2015 10:13 at 10 h 13 min

    Salut Chloé.

    Sympa ton article, je t’avoue que je me suis un peu reconnu…
    J’ai 26 avec un diplôme d’ingénieur (oui je suis un homme) depuis l’an dernier. Et je me demande toujours pourquoi j’ai suivi ce parcours mais bon quand je me pause la question de ce que j’aurais pu faire d’autre, la réponse est « je ne sais pas ». J’ai fait 2 stages en suisse. Un erasmus à Madrid pendant mes études. Et finalement j’ai voulu changer pour avoir un métier moins technique. J’ai donc atterri dans un service achats (où l’on fait des achats techniques quand même..). Au début c’était super intéressant. J’étais motivé, l’ambiance magnifique et un chef du tonnerre qui me répète sans cesse je suis la pour t’aider à évoluer! J’aime beaucoup ce côté dans mon boulot. A la fin de la 1ere année, je commençais à en avoir assez de me lever à reculons pour faire mes heures de bureau et rentrer à la maison… c’est la qu’on me propose une mission en expatrié avec beaucoup d’argent à la clé (mais bon ce n’est pas ce qui m’intéresse vraiment). J’accepte pour casser la routine et évoluer. Le changement est assez violent mais ça va.
    Après quelques mois, je me rends compte que c’est toujours pareil.. vas au bureau, fais le boulot et rentre chez toi!

    Je ne pense pas avoir trouver le boulot de mes rêves mais disons que par élimination j’ai pris le moins pire de ce que je pouvais avoir…

    En attendant de trouver ma voie, je continue à travailler comme je peux…

  • Répondre
    Mlle Colibri
    9 octobre 2015 14:49 at 14 h 49 min

    Salut Chloé,
    C’est « drôle » de lire cet article car quand j’ai atterri pour la première fois sur ton blog je me suis dit « woua cette fille a une vie de rêve ! » Un blog magnifique, un appartement qui fait rêver (moi aussi je veux un atelieeerrrr), elle vit d’un job créatif et a l’air doué pour cela etc etc.
    Et puis boom je tombe sur cet article et je me dis qu’on se ressemble encore plus que ce que je croyais.
    Cette question existentielle est récurrente chez moi depuis plusieurs années et encore plus depuis que je « travaille » vraiment.
    J’ai fait des études d’ingénieure parce qu’on m’a énormément poussée vers un métier « qui rapporte, qui ne connaît pas la crise, qui demande des études supérieures etc etc » Ma famille m’a énormément canalisée alors que moi je voulais être costumière de théâtre, ou modéliste mais « ça ne paie pas »  » ça ne fait pas bien socialement ». Avec le recul j’ai du mal à ne pas en vouloir à mes parents et mes grands-parents pour cela… Ils voulaient mon bien mais m’ont conduite vers un chemin qui n’était pas le mien. Finalement j’ai eu mon diplôme avec les félicitations et j’ai quand même appris beaucoup de choses mais je ne suis pas épanouie dans ce que je fais… Sans savoir vraiment quoi faire.
    Je rêve d’ouvrir mon salon de thé mais je me sens démunie face à l’ampleur d’un tel projet.
    Je veux faire une formation de professeur de yoga car le yoga a changé ma vie.

    Bref comme beaucoup ici je suis coincée dans le métro, boulot, dodo en rêvant qu’un jour une illumination se fasse dans ma tête et que je comprenne mon but dans la vie…

    En attendant je lis « Fais ce qu’il te plaît » de Maud Simon et « Qu’est-ce qui te ferait danser de joie ? » de Nicolas Métro. Deux lectures inspirantes pour essayer d’aller mieux =)

    • Répondre
      Béné
      19 octobre 2015 13:52 at 13 h 52 min

      Bonjour,
      Je viens « d’atterrir » sur cet article de ce blog que je trouve vraiment très intéressant et comme beaucoup d’entre vous, dans lequel je me reconnais. Je voulais rebondir au dernier message, celui de Mlle Colibri. Ces 2 livres que tu cites m’intéresseraient, les conseilles-tu ? T’aident t-ils vraiment à essayer de trouver ta voie ou du moins ce qui te plait de faire ?
      Merci et courage à toutes !

      • Répondre
        mllecolibri
        19 octobre 2015 14:44 at 14 h 44 min

        Pour répondre à ta question je trouve ces deux livres très complémentaires. Le lire de Maud Simon est une sorte de guide qui t’accompagne pendant 12 semaines pour t’aider à trouver ta voie. Chaque semaine il y a des exercices à faire (et comme elle le dit si bien, si on ne les fait pas, ça ne fonctionne pas ^^). J’ai un véritable coup de coeur pour ce manuel même si je n’en suis qu’à la semaine 3 (j’ai commencé ce livre il y a plus longtemps mais je ne passe pas à la semaine suivante si je n’ai pas fait tous les exercices et parfois mon emploi du temps ne me le permet pas). Il ne se lit donc pas d’une traite mais sert de guide. Les exercices sont variés et parfois étonnants mais efficaces et ils ont le mérite de nous faire changer de perspective.

        Pour le livre de Nicolas Métro, lui par contre peut se lire comme un roman et nous replace dans un contexte plus global : notre influence sur le monde, on peut participer à de grandes causes etc (alors que le livre de Maud est beaucoup plus « autocentré » si je puis dire). Nicolas Métro partage son parcours et son changement professionnel tout en nous donnant des clefs pour avancer. Son livre est jalonné de petites réflexions pour s’approprier ses paroles mais j’ai pour ma part moins été touchée par ses exercices. Je n’ai lu que la moitié pour le moment mais j’aime beaucoup le fait qu’il me donne foi en moi en partageant sa propre expérience. Le livre est ponctué d’anecdote sur les arbres et la forêt ce qui est très intéressant. On peut le « feuilleter » sur amazon il me semble, si tu veux voir l’intérieur.

        Bref j’hésitais entre les deux, je les ai pris tous les deux et j’en suis ravie. Les deux m’aident à leur façon =)
        Si je devais n’en garder qu’un, je garderai celui de Maud qui est bienveillant, pédagogique et avec qui on se sent soutenu. On se laisse porter par les 12 étapes et ses consignes pour voir la magie opérer (à condition de faire vraiment ce qu’elle dit).
        J’espère avoir répondu à tes questions.

        • Répondre
          Béné
          20 octobre 2015 7:50 at 7 h 50 min

          Merci beaucoup pour ta réponse. Les 2 ont l’air vraiment très bien.
          Je suis tombée sur le site de Maud Simon, ça a l’air très intéressant. Je pense que celui ci je ne vais pas tarder à l’acheter !
          Pour le second je vais faire comme tu me conseilles, je vais aller voir sur Amazon si on peut le feuilleter, histoire de voir si il peut correspondre à mes attentes.
          En tout cas je te remercie pour ta réponse, et j’espère que ces livres t’apporteront ce que tu souhaites !

  • Répondre
    Zoopy
    19 mars 2016 16:06 at 16 h 06 min

    Haha je me reconnais tellement. 30 ans, des diplômes, un poste stable avec un salaire convenable. Et l’envie de tout bazarder.

    Tu as pensé a travailler dans la recherche (scientifique) ? Ton profil n’est pas forcément compatible, mais la recherche correspond pas mal à tes attentes. Salaire modeste mais correct, peu de routine, horaires adaptables, milieu social beaucoup plus ouvert que la moyenne, et tu fais quelque chose d’utile.
    Donc c’est pas forcément pour tout de suite, mais peut-être à envisager pour une formation-reconversion quand Web-designer te lassera 🙂

    Bon courage en tout cas

  • Répondre
    Héloïse
    8 septembre 2016 23:29 at 23 h 29 min

    oh mon dieu, je viens de trouver mon homonyme!! c’est fou j’ai le même parcours à 98%! sauf que je suis allée en nouvelle zélande au lieu de l’irleland et que gt Employée de vie scolaire quand j’ai pété les plombs, l’année dernière. J’ai donc décidé à l’aube de mes 30 ans, de travailler…à vivre! et oui, je revis, depuis que je ne travaille plus et que je ne met pas la pression. Et puis que dis-je? le travail c’est aussi différent: cultiver un potager, vendre mes créations par ci par là ( sans êtte auto entrepreneur, car ça m’a mis la pression, et lassé d’avance à l’idée de DEVOIR faire ça toute ma vie^^), je fais des baby sitting de mariages ( j’adore les mariage, rien que pour la déco c’est top!). Je refais du sport, je respire, je médite, je me baigne à la plage.Bref je travil, oui à vivre, je m’auto-suffit, ma famille et mes amis. Je ne culpabilise plus d’être assistée car j’aide aussi les gens en étant mieux moi même. C’est un équilibre. Merci pour ton article qui m’a vraiment émue. Je me sens un peu moins seule. N’hésite pas à me contacter car je pense que nous aurions pas mal de choses à échanger. Bises
    Héloïse

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